La galerie Putman déménage et s'installe dans le 3e arrondissement de Paris, poursuivant ainsi une histoire liée aux lieux qu'elle habite.
Fondée en 1974 par Jacques Putman, rapidement rejoint par sa femme Catherine, cette entreprise familiale s'est toujours distinguée par le choix d'adresses singulières et intimistes.
Après avoir occupé successivement leurs appartements familiaux rue des Grands-Augustins et rue de Talleyrand où se retrouvent collectionneurs et marchands, la galerie s'établit en 2005 rue Quincampoix. Dans un espace en étage, Catherine Putman, puis Éléonore Chatin, sa belle-fille, qui lui succède en 2009, attentive à la transmission autant qu'à l'émergence, défend ses artistes historiques, tout en accompagnant de nouvelles générations, dans une continuité sensible et exigeante.
La galerie s'agrandit et reçoit désormais ses visiteurs au 230, rue Saint-Martin, aux côtés d'autres galeries parisiennes du Marais, dans un espace entièrement repensé par l'architecte Léonie Alma Mason et fidèle à son identité. Pour la première fois, elle s'ouvre sur la rue en rez-de-chaussée, prolongé par un étage plus intime. Une configuration pensée pour accueillir plusieurs rythmes d'expositions, multiplier les points de vue et favoriser le dialogue entre les œuvres, notamment celles sur papier, uniques mais aussi multiples, dans la tradition de l'édition d'estampes contemporaines chère aux Putman.
À l'heure de la dématérialisation, la galerie Putman affirme l'importance d'un lieu de contemplation, de rencontres et de découvertes.
La spécificité de la galerie tient à son histoire.
En 1974, après s'être occupé des « Suites Prisunic », Jacques Putman (1926-1994) crée une société d'édition d'art contemporain. Rejoint par sa femme Catherine Putman (1949-2009), ils éditent des œuvres de Pierre Alechinsky, Max Ernst, Bram van Velde, puis à partir des années 90 de Geneviève Asse, Georg Baselitz, Pierre Buraglio, Tony Cragg, Jean-Pierre Pincemin, Gérard Traquandi, Claude Viallat et d'autres.
Longtemps, les amateurs d'estampes contemporaines ou les marchands qui souhaitaient acquérir les œuvres éditées par les Putman devaient se rendre dans leur appartement de la rue des Grands Augustins. À partir des années 90, ils peuvent les retrouver dans les différentes foires auxquelles Catherine Putman participe (FIAC, Art Basel, ARCO). Après la mort de Jacques Putman, elle poursuit ses activités, chez elle, rue de Talleyrand, avant de franchir le pas en ouvrant au 40, rue Quincampoix une galerie dédiée exclusivement aux œuvres sur papier, élargissant ainsi son activité au dessin contemporain et à la photographie.
À sa disparition en 2009, sa collaboratrice Éléonore Chatin, prend la relève et fait vivre ce fonds qu'elle connaît si bien où se côtoient Max Ernst, Henri Michaux, Jean Tinguely, Tony Cragg ou Antonio Saura. Elle l'enrichit de nouvelles éditions, notamment grâce aux artistes qui forment l'ADN de la galerie et prolonge ainsi l'ouverture amorcée par Catherine Putman vers le dessin contemporain et imprime sa marque, en lançant de nouvelles collaborations, nouant à son tour une relation fidèle avec des artistes.
* Jacques Putman voyait dans l'estampe et la gravure un moyen de démocratiser l'art contemporain. Ainsi dans les années 70, il propose à l'enseigne Prisunic d'éditer et de vendre, pour la somme de 100 francs, des lithographies originales d'artistes contemporains comme Pierre Alechinsky, Arman, Christo, Wifredo Lam, Roberto Matta, Jean Messagier, Pierre Tal Coat, Jean Tinguely ou encore Niki de Saint Phalle.
Si vous souhaitez obtenir des informations, n'hésitez pas à laisser vos coordonnées ci-dessous.
40 rue Quincampoix
75004 Paris
1er étage (interphone Galerie Catherine Putman)
Métro : Châtelet ou Rambuteau
Accès
La galerie est ouverte
du mardi au samedi de 14h à 19h
et sur rendez-vous
Eléonore CHATIN, directrice
Pascaline ZARIFIAN, collaboratrice
+33 (0)1 45 55 23 06
contact@catherineputman.com